Réussir Aviculture 22 février 2016 à 08h00 | Par Xavier Cresp

Vivadour mise sur ses "agrochaînes"

En travaillant en "agrochaîne" par filière, les éleveurs gersois trouvent un équilibre entre autonomie territoriale et intérêt régional.

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Pour Vivadour, la conjoncture est favorable au développement et le groupe souhaite trouver de nouveaux éleveurs.
Pour Vivadour, la conjoncture est favorable au développement et le groupe souhaite trouver de nouveaux éleveurs. - © Groupe coopératif Vivadour/YouTube

Dans un marché relativement atone en canard gras et porteur sur la volaille, Vivadour met en première ligne son concept d’Agro-chaînes pour créer de la valeur à tous les niveaux et pour générer un supplément de marge à ses adhérents. En gras, le Gers continue de faire tourner ses ateliers de gavage à 22 lots annuels. Il frôle la barre des 2,1 millions de canards produits cette année. Ses deux clients dans l’agro-chaîne, Delpeyrat et Fleurons de Samatan, absorbent 90 % des volumes, les transformateurs locaux offrant un supplément d’espace non négligeable. L'arrivée de 14 000 places de gavage, dont la construction de 2800 places, compensent les 17 000 places  non renouvelées. Pour Christian Laforêt, président de "Vivadour Production Animale", « l’agro-chaîne a pleinement joué son rôle d’économie circulaire : du couvoir (Sud-Ouest Accouvage) en passant par la fabrication de l’aliment (Sud-Ouest Aliment) et la fourniture de matériels référencés. Nos équipes apportent aux 189 éleveurs et gaveurs les moyens de travailler aux meilleurs coûts et de s’assurer des débouchés fiables, locaux, régionaux et nationaux."

Maîtrise du poulet fermier sans antibiotique

Avec 230 adhérents et 9 millions de volailles produites, la conjoncture est favorable au développement. Trouver de nouveaux éleveurs se fait pressant. De nouveaux bâtiments se concrétisent "avec des outils à la pointe de la technique pour gratter de la marge", précise Christian Laforêt.

Depuis deux ans, la mise en place discrète d’une production gersoise de poulets élevés sans antibiotique augmente le défi technique. « Aujourd’hui nous produisons 25 % de notre production label (3,6 millions) avec cette garantie. Cela a un cout et demande une vraie maîtrise technique, qui en contrepartie augmente la marge de l’éleveur de 10 %." Pour autant, il est difficile de savoir si cette demande se pérennisera. Dans un contexte agricole assez tendu, les possibilités d’évolution existent bien en volaille dans le Gers. « En installant durablement nos agro-chaînes, nous mettons en place un modèle d’avenir qui préserve l’esprit du terroir confronté à des échanges sur une très grande échelle."

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