Réussir Aviculture 02 janvier 2017 à 08h00 | Par La rédaction

Vers la spécialisation des outils de repaillage

Avec la priorité donnée au bien-être et à la santé animale, le rechargement en litière devient plus courant et des équipements spécialisés apparaissent.

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Montée sur un automoteur, la Paille-Avic conçue par ACS est en partie démontable.
Montée sur un automoteur, la Paille-Avic conçue par ACS est en partie démontable. - © V. Bargain

À part le canard élevé au sol sans caillebotis, il fut un temps où les éleveurs de volailles de chair mettaient en place une épaisse couche de paille entière avec l’espoir d’y toucher le moins possible. Les interventions humaines sur la litière étaient réalisées en curatif. Mais la génétique a évolué vers plus de croissance, avec plus de poids vif au mètre carré, donc plus de déjections. De plus, les exigences qualitatives se sont relevées et le recours aux solutions médicamenteuses n’est plus systématique. Le rechargement de matériau est devenu de moins en moins évitable.

La principale voie suivie pour retarder l’acte de « repaillage » a été l’amélioration des qualités d’absorption des pailles, coupées de plus en plus court, voire défibrées ou granulées. Le substrat s’est aussi diversifié avec la recherche d’alternatives absorbantes variées : copeau, sciure, cosses de sarrasin, anas de lin, balles de riz, menue paille, et plus récemment miscanthus. À notre connaissance, la piste de l’entretien mécanique s’est peu développée, contrairement à d’autres pays européens. Malgré l’amélioration des substrats, de moins en moins de productions peuvent désormais se passer du rechargement. Cela pose la question du « comment le faire ? », quand ce travail fait manuellement est éprouvant et que la fréquence et la surface de repaillage peuvent être importantes. Le choix de l’équipement est déterminé par la surface à traiter (capacités en rechargement et rapidité de travail), par le matériau employé (prêt à l’emploi ou non, grossier ou fin), par les usages et préférences personnelles (organisation du travail, polyvalence primo-paillage/repaillage, praticité d’emploi, souci de biosécurité…), et bien sûr par le prix qui fluctue entre 6 000 et 30 000 euros.

« Concilier confort animal et confort de travail »

Quelle est l’offre en équipements ? Deux grandes catégories de machines peuvent être distinguées : d’une part les distributrices de matériau prêt à l’emploi et d’autre part les équipements polyvalents hachage-distribution. Parmi ces derniers, la Jet Kidd et la Tomahawk employées en primo-paillage sont utilisables pour broyer en poste fixe extérieur et pour recharger en présence des animaux via un tuyau d’épandage.

Dans la catégorie des distributrices, on retrouve la Mecapulse Dussau restant à l’extérieur, des épandeurs de paille comme l’automoteur Altec, le caisson AG Dispenser monté sur tracteur ou télescopique qui s’accommode plus difficilement de la présence des animaux.

Depuis peu, cette gamme s’enrichit dans deux directions. De petits automoteurs permettent de réaliser un rechargement ciblé (Paille-Avic, Rabaud, Rovicar, Val Métal). Certains peuvent être employés pour d’autres tâches (balayage, portage…). D’autre part, des distributeurs sont suspendus à demeure et emploient un matériau spécifique (paille pour le système Altec, granulé pour le Firstlit). En supprimant les entrées-sorties d’équipements, ils ont un intérêt sanitaire certain. Au bout du compte, cette évolution semble confirmer que l’outil universel n’existe pas et qu’on s’oriente vers l’utilisation de deux outils spécialisés qui permettront de concilier le confort de l’animal et le confort de travail de l’éleveur.

- © V. Bargain

Pour en savoir plus

Voir Réussir Aviculture de décembre 2016. RA n° 222, p; 10 à 18.

Au sommaire :

. p. 12 - Un panel de solutions de repaillage.

. p. 15 - Une distributrice de copeaux sur chenillard.

. p. 16 - Un distributeur de miettes de paille sur rail.

. p. 17 - La paille-Avic complète le repaillage.

. p. 18 - Un épandeur suspendu simple et efficace.

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