Réussir Aviculture 09 juin 2015 à 08h00 | Par Pascal Le Douarin

Vent d’optimisme sur les interprofessions de volailles

Réunies en assemblée générale commune à Angers, les interprofessions sectorielles voient résolument leur verre à moitié plein, avec une année 2014 qui s’est globalement bien passée.

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La production polonaise de volaille a doublé en 10 ans.
La production polonaise de volaille a doublé en 10 ans. - © J.-C. Gutner

« Nous sommes à nouveau sur une dynamique positive » estime Gilles Huttepain, le président des industriels de la volaille (FIA), constatant aussi qu’on est peut-être arrivé au terme du « France poultry bashing ». « Par rapport aux bovins, au lait et au porc, nous sommes une filière, mais il ne faut pas tuer la pousse qui est repartie, a-t-il lancé à l'intention du représentant du ministère de l’Agriculture. Laissez nous agir : la volaille est une grande cause nationale

Plutôt que de continuer à se lamenter, les maillons des filières volailles de chair travaillent au quotidien à améliorer leur performance globale. Après des mois de doute, les signes positifs sont là, avec des entreprises remises en ordre de marche et des marchés qui s’améliorent. Certes les importations de poulet ont encore progressé en 2014, mais à un rythme ralenti (+1,3%, 14 000 t), laissant la place à la production française qui a capté la majorité de la hausse de la consommation (+4,5%).

" Notre priorité est de conquérir notre marché intérieur  avant d’aller vendre aux USA," rappelle Gilles Huttepain, président des industriels de la volaille.
" Notre priorité est de conquérir notre marché intérieur avant d’aller vendre aux USA," rappelle Gilles Huttepain, président des industriels de la volaille. - © P. Le Douarin

Des marchés à conquérir et à reconquérir

En volume, le poulet a reculé de 2% à la production, accusant le coup d’une baisse des restitutions presque fatale à un des deux opérateurs. Les organisateurs ont surtout voulu porter le message de la nécessité de participer au développement du marché mondial de la volaille. Rien qu’en Europe, on prédit 800 000 tonnes de plus à satisfaire d’ici dix ans. Viande universelle, la volaille voit son marché s’étendre chaque année d’un équivalent des volumes français. Même si la plupart des pays développent leur propre production, il y a encore une place à prendre pour ceux qui disposent d’avantages compétitifs, naturels (matières premières) ou concurrentiels (organisation, logistique, innovation, performance).
Tel est le cas de la Pologne, ayant doublé sa production en dix ans. La France peut se développer, à condition de mieux valoriser ses particularités, estiment les participants : diversité des productions avec des cahiers des charges nombreux et maîtrisés, savoir-faire, réputation gastronomique, 300 000 tonnes de potentiel français de reconquête … Une partie n’est jamais jouée d’avance. La main est dans le camp des entreprises qui ont encore à consolider la dynamique.

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