Réussir Aviculture 21 mai 2014 à 08h00 | Par Pascal Le Douarin

Une année 2013 en demi-teinte pour l’aviculture française

Réunies à Angers, les interprofessions ont fait le bilan d’une année 2013 meilleure pour le poulet et la dinde, avec l’espoir d’un prochain rebond, mais plus difficile pour les autres espèces.

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L’embellie du poulet ne cache pas les difficultés structurelles que rencontre le poulet grand export.
L’embellie du poulet ne cache pas les difficultés structurelles que rencontre le poulet grand export. - © P. Le Douarin

L’an passé, l’assemblée générale commune des interprofessions de la volaille de chair avait souligné les obstacles à lever pour reconquérir le marché intérieur, spécialement celui de la viande de poulet vendue pour la restauration hors domicile et la fabrication de produits élaborés. Avec l’intention de faire aussi bien que nos compétiteurs. Un an après, la tendance ne s’est pas inversée, mais des signes encourageants apparaissent, comme l’a résumé Jean-Yves Ménard, le président du comité interprofessionnel du poulet de chair (CIPC). En 2013, les importations de poulet se stabilisent pour la première fois autour des 450 000 tonnes, alors que la consommation française continue de croître de 3,2 %. La production française de poulet progresse. « Les actions de communication sur la volaille française nous ont servi », estime Jean-Yves Ménard.
L’embellie du poulet ne peut cependant pas cacher les difficultés structurelles que rencontre le poulet grand export, et conjoncturelles des productions franco-françaises comme la pintade et le canard. En volailles « secondaires », seul le poulet label rouge continue à tirer son épingle du jeu.


Une possible embellie pourrait venir


Intervenant en conclusion, Gilles Huttepain, le président de la Fédération des industries avicoles (FIA), s’est voulu résolument optimiste, tout en étant préoccupé de l’avenir du poulet grand export. « Doux et Tilly Sabco sont en train de repenser leur modèle économique. Ce sera peut-être en réduisant la voilure et en mettant en avant l’origine française. » Les raisons d’espérer viennent de l’augmentation très nette du prix de la viande de porc. Et surtout des prix de revient des volailles du nord de l’Europe (Belgique, Pays-Bas…) supérieurs à ceux de la France, notamment parce que le maillon production y avait été mis sous pression. Une première depuis quatre ou cinq ans, selon la FIA. « C’est une bonne nouvelle, à condition de ne pas faire n’importe quoi sur les marchés. » Autre signe positif, l’origine France commence à être demandée par les acheteurs, se satisfait l’abatteur. Du moins, « les collectivités demandent de plus en plus des tarifs différenciés « origine Europe » ou « origine France » ». En résumé, Gilles Huttepain espère que 2014 marquera le début de la reconquête de nos marchés et de la prospérité retrouvée.

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