Réussir Aviculture 15 février 2017 à 08h00 | Par Valérie Noël

Un marché canadien du foie gras tourné vers la restauration

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Le marché nord américain préfère les escalopes et des gros foies pouvant atteindre 900 g.
Le marché nord américain préfère les escalopes et des gros foies pouvant atteindre 900 g. - © V. Noël

 

Le marché canadien est étroit pour le foie gras. Le Canada en consomme 100 tonnes par an. Vingt tonnes en moyenne sont importées, principalement de Hongrie et un peu de France, à destination surtout du commerce de détail. Une dizaine de producteurs existent au Québec, seule zone de production. Seuls trois d’entre eux, dont Rougié, peuvent exporter, en particulier aux États-Unis. Le groupe français réalise plus de la moitié de son chiffre d’affaires en dehors de la province.

Au Canada et plus largement en Amérique du Nord, « le foie gras est un produit consommé en restauration, explique Benoît Cuchet. C’est un produit festif, consommé chaud sous forme d’escalope ».

Pour les préparations, le barattage ou le trempage dans le sirop d’érable est un passage quasi obligé.
Pour les préparations, le barattage ou le trempage dans le sirop d’érable est un passage quasi obligé. - © V. Noël

Cela implique d’autres modes de promotion. Par rapport à son concurrent Delpeyrat, qui a fermé son usine canadienne en février 2016 et était davantage tourné vers la distribution, Rougié privilégie le lien avec la restauration. Un des moyens de promotion : « nous cherchons à construire une relation affective avec les chefs », présente Benoît Cuchet. Ceux-ci sont régulièrement invités pour des dégustations ou des ateliers, qui participent à la valorisation des produits de la marque.

Voir aussi Des produits Rougié made in Canada.

Pas d’effet du Ceta sur la volaille

Le 30 octobre, le Canada et l’Union européenne ont signé le Ceta, accord économique et commercial global devant faciliter les échanges entre les deux zones. Le texte, qui doit désormais être ratifié par les parlements des différents États membres, ne devrait pas affecter le marché de la viande de volailles ni des œufs. Comme le lait, ces produits font l’objet au Canada d’un système de gestion de l’offre. La production est donc encadrée sur le plan des quantités produites et les importations sont contenues grâce à des droits de douane très élevés. À cela viennent s’ajouter des normes sanitaires qui en soi suffiraient à limiter les échanges, telles l’interdiction en Europe de désinfecter les poulets au chlore.

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