Réussir Aviculture 07 juillet 2017 à 11h00 | Par P. Le Douarin

Steven Vervaeke, PDG de Vervaeke-Belavi « Partager nos expériences pour aller plus loin »

Interviewé à l'annonce du prochain rachat du couvoir Goasduff, Steven Vervaeke, coactionnaire de Belgabroed, estime que l’accouvage français a manqué d’ouverture internationale.

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"L’accouvage est vraiment un métier à part. C’est un centre de profit, pas de couts, ce qui nécessite une approche spécifique que n’aura pas un couvoir intégré."
"L’accouvage est vraiment un métier à part. C’est un centre de profit, pas de couts, ce qui nécessite une approche spécifique que n’aura pas un couvoir intégré." - © Luc Maertens -Pluimvee

Pourquoi Belgabroed s’implante en France ?

Steven Vervaeke

« Sur le long terme, pour continuer à vendre en France, il faudra produire en France. Nous vendons déjà des poussins nés en Belgique qui sont élevés dans le Nord de la France et nous avons deux élevages de reproducteurs dans les Hauts de France. Nous sommes convaincus que l’origine du poussin sera de plus en plus importante. »

Pourquoi le couvoir Goasduff ?

« Pour sa réputation et pour sa technicité. Sur les souches que nous connaissons, leurs résultats techniques sont vraiment très bons. Et nous avons déjà travaillé ensemble. Nous allons continuer aussi à faire du commerce avec les autres accouveurs français que nous considérons comme de grands professionnels ».

Pourquoi maintenant ?

« C’est une opportunité qui s’est présentée. Pas mal d’accouveurs français sont proches de la retraite. L’autre particularité de l’accouvage français est qu’il n’est pas encore connecté aux réseaux européens. Ce que nous pouvons apporter. En Europe du Nord, les accouveurs sont présents dans plusieurs pays, voire hors d’Europe (Asie pour ce qui nous concerne). Dans notre métier, c’est vraiment un atout pour partager des connaissances et les risques sanitaires. Par exemple, comment s’adapter à la réduction de l’usage des antibiotiques, comment répondre aux attentes sociétales sur le bien-être animal, innover sur l’alimentation précoce des poussins, etc. Ce qui arrive dans un pays finit par se produire dans un autre. »

Pourquoi vous associer avec le danois DanHatch ?

« Parce que nous étions tous les deux intéressés par la France et que nous nous connaissons bien. Depuis longtemps, DanHatch écoule sa surproduction d’œufs à couver via notre société Incubel. Et cela en pleine confiance, ce qui est très important dans ce business. Nous échangeons nos expériences techniques sur les souches Cobb et Ross, mais aussi à croissance lente pour lesquelles nous avons deux ans de recul. DanHatch a un petit couvoir de souches à croissance lente (1,5 million de poussins par an) et nous nous avons un projet de couvoir en cours. En se parlant, on apprend et on s’adapte plus vite. C’est d’autant plus vrai que nous ne sommes pas des concurrents, chacun ayant son marché. Notre ambition est de rester des spécialistes de l’accouvage, indépendants, et fournisseurs de tous les groupes. »

Cette acquisition n’est peut-être pas la dernière en France ?

« Nous restons humbles… »

Voir aussi : Le couvoir Goasduff racheté par des accouveurs danois et belges

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