Réussir Aviculture 05 décembre 2012 à 12h00 | Par P. Le Douarin

Répercussion des hausses des matières premières - Les aviculteurs pourraient être mis à contribution

Faute de pouvoir répercuter suffisamment la hausse des matières premières aux consommateurs, les abattoirs envisagent de faire participer les éleveurs à partir du 1er janvier.

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Gilles Huttepain le 4 décembre : " Il faut aussi que les pouvoirs publics fassent pression sur les distributeurs pour sauver des emplois menacés en France"
Gilles Huttepain le 4 décembre : " Il faut aussi que les pouvoirs publics fassent pression sur les distributeurs pour sauver des emplois menacés en France" - © P. Le Douarin

« Si aucune hausse supplémentaire n’est passée au 1er janvier auprès des enseignes de la grande distribution, nous serons contraints de demander une participation aux éleveurs. »

 

L’avertissement a été lancé par Gilles Huttepain, président de la Fédération des industries avicoles et dirigeant du groupe LDC, le 4 décembre à Angers. L’association des techniciens de l’alimentation et des productions animales (Aftaa) organisait sa première journée d’échanges sur la filière avicole.

 

« Ce n’est pas une bonne solution, mais nous n’avons pas le choix. »

 

En année pleine, le surcoût des matières premières équivaut à 600 millions d’euros environ. La moitié a pu être répercutée, « grace à l’appui des syndicats d’éleveurs » a souligné Gilles Huttepain. Mais aucun maillon n’a les moyens de prendre en charge les 300 millions restant.

 

En ce qui concerne LDC, une hausse de 6 % a été demandée aux GMS, mais « certains distributeurs ne souhaitent pas accepter de hausse actuellement » ajoute-il. Le groupe Carrefour demanderait même une baisse.

 

Les organisations de production ont déjà été sollicitées par les abatteurs pour des montants de l’ordre de 1 à 2 euros par m2 de bâtiment.

 

Pour le dirigeant, il est impératif que tous, politiques compris, se rendent compte de la gravité de la situation.

 

En Europe soumise à la même épreuve, la hausse est en partie prise en charge par le maillon élevage, dont la rémunération est liée au marché, partiellement (Allemagne) ou totalement (Belgique).

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