Réussir Aviculture 19 août 2015 à 08h00 | Par Pascal Le Douarin

Pour la filière volaille de chair « il est urgent de revaloriser les contrats »

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En dinde, la marge brute se dégrade.
En dinde, la marge brute se dégrade. - © P. Le Douarin

Afin de repartir à la conquête des marchés, faut-il se contenter d'installer des jeunes sur des bâtiments anciens pour qu'ils puissent construire plus tard des poulaillers neufs ? Parler de nouvelle dynamique c'est bien, mais pas sans des éleveurs correctement rémunérés. En euros constants, l'enquête constate une rupture dans la dynamique d'augmentation des revenus qui était relancée depuis 2007. Certes en amélioration de 1,1 euro par mètre carré, le solde disponible annuel ne revient pas au niveau de 2012. Le léger rebond « conjoncturel » est relié à la baisse des charges variables et non « structurel » lié à une évolution des contrats de production.

Didier Goubil : " Depuis 2012, on attend les hausses promises par les principaux abatteurs, notamment pour les producteurs de dinde qui se découragent, ».
Didier Goubil : " Depuis 2012, on attend les hausses promises par les principaux abatteurs, notamment pour les producteurs de dinde qui se découragent, ». - © P. Le Douarin

De plus, la faible rentabilité d'un atelier neuf (3 et 13 euros/m2/an selon le niveau technique) interpelle les responsables professionnels. « Les éleveurs et les bâtiments vieillissent. Nous arrivons à nous en sortir grâce aux non-investissements, avec peu d'annuités à rembourser, contrairement à 15 ou 20 ans en arrière. C'est inquiétant », commente Didier Goubil, responsable breton. Nathalie Langereau des Pays de la Loire renchérit. « On souffre franchement du manque d'augmentation des contrats. Nos rémunérations pâtissent de l'augmentation générale des charges. Depuis 2012, nous participons à l'effort demandé. On attend toujours les hausses promises par les principaux abatteurs, notamment pour les producteurs de dinde qui se découragent. » La productivité ne doit pas être la seule réponse. « En poulet export, les rémunérations augmentent parce que les éleveurs n'embauchent pas. Passer de six à huit lots, c'est presque un tiers de travail en plus à effectif constant », conclut Didier Goubil.

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