Réussir Aviculture 11 octobre 2012 à 11h52 | Par P. Le Douarin

Plan de continuation - Trésorerie tendue pour le groupe Doux

Le Tribunal de Commerce a examiné le 9 octobre la situation du groupe Doux et ses intentions, sur fond de gestion difficile de la trésorerie.

Abonnez-vous Réagir Imprimer

La direction du groupe Doux a présenté à Quimper sa stratégie pour les trois ans à venir. Elle compte s’appuyer sur le marché du poulet congelé au Moyen-Orient et l’élargir à des produits également congelés, mais plus élaborés. Cette orientation suppose une restructuration et des investissements chiffrés à 30 millions d’euros sur trois ans. Quant aux moyens mis en place, c’est le flou. Ce plan serait totalement autofinancé, ce qui suppose un apport des futurs actionnaires, au nombre de trois pour le moment : la Barclays, El Munajem et Doux. BNP Paribas reste un actionnaire minoritaire et dormant. Le premier a apporté 10 millions. Le second a promis 12 millions, mais n’aurait pas versé l’intégralité. Doux a récolté l’argent du pôle Frais, mais il doit payer 3,5 millions pour le plan de sauvegarde de l’emploi des 1000 salariés licenciés et verser au moins 4 millions aux éleveurs.

 

Des ventes d’actifs jugés non stratégiques

 

Pour financer ses activités et ses projets d’investissements, l’entreprise va devoir vendre des actifs jugés peu rentables et non stratégiques. Font partie de la liste : l’usine d’aliment de Pluguffan, jugée obsolète dans le milieu avicole, l’usine de coproduits de Châteaulin qui valorise les déchets d’abattage, l’usine Pierre Doux de Quimper qui produit de la VSM, le site frigorifique du port de Brest, le laboratoire d’analyse Transal de la Vraie Croix. Le Tribunal de commerce n’a semble t-il pas été complétement convaincu par le plan présenté et la demande de prolongation de la période d’observation. Il attend des comptes certifiés sur les différents outils, sachant que les comptes 2011 du groupe n’ont toujours pas été validés par les commissaires aux comptes.

 

Des licenciements encore à venir

 

Toutes ces cessions ne faisaient pas partie du programme présenté au Tribunal face aux offres coordonnées par Sofiprotéol soulignent les syndicats. La séparation d’avec le pôle Frais n’est pas si simple. L’abattoir de dinde de Pleucadeuc continuerait à être déficitaire. La fabrication de saucisses à base de VSM est perturbée par le manque de matière de qualité. Celle des jambons à Quimper sera arrêtée début 2013. Dans le même temps, des réaffectations du personnel  vont se produire (découpe poulet de Châteaulin arrêtée et report sur Quimper) et des licenciements sont attendus pour les administratifs du siège. Enfin le versement des créances promis avant fin septembre s’étale sur le mois en cours. Pour résumer, la restructuration du groupe Doux n’est pas encore « arrivée à l’os ».

Réagissez à cet article

Attention, vous devez être connecté en tant que
membre du site pour saisir un commentaire.

Connectez-vous Créez un compte ou

Les opinions émises par les internautes n'engagent que leurs auteurs. Réussir Aviculture se réserve le droit de suspendre ou d'interrompre la diffusion de tout commentaire dont le contenu serait susceptible de porter atteinte aux tiers ou d'enfreindre les lois et règlements en vigueur, et décline toute responsabilité quant aux opinions émises,

Question du mois

Tient-on suffisamment compte des mycotoxines dans les aliments composés?

Répondez à la question

À LA UNE DANS LES RÉGIONS

» voir toutes 21 unes régionales aujourd'hui