Réussir Aviculture 03 octobre 2017 à 18h00 | Par P. Le Douarin

Négociations UE/Mercosur : « Trop c’est trop pour la volaille »

Alors que les 4eme série de négociations de libre échange UE-Mercosur (Argentine, Brésil, Paraguay, Uruguay) se déroulent cette semaine à Brasilia, les filières volailles française et européenne tirent la sonnette d’alarme, comme tant d’autres.

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Un quart des filets de poulets consommés dans l'UE sont importés de pays tiers
Un quart des filets de poulets consommés dans l'UE sont importés de pays tiers - © DR

 

 

 

L’UE devrait proposer aux pays du Mercosur une « offre révisée d’accès » au marché européen qui inclue des contingents tarifaires (ou quotas d’importation à tarif négocié) pour un certain nombre de produits dits « sensibles » comme la viande bovine, le sucre, l’éthanol et la volaille.

Beaucoup d’européens s’opposent à cette démarche. Onze Etats Membres, dont la France, font pression pour obtenir des garanties supplémentaires sur les produits sensibles. Les organisations et coopératives agricoles de l’UE (Copa-Cogeca) ont demandé au commissaire Phil Hogan de garder un niveau de quotas le plus bas possible.

Les abatteurs transformateurs européens (Avec) et français (Fia) de la volaille, rejoints par les interprofessions françaises (Cidef, Cicar, CIPC), manifestent aussi leur exaspération, en soulignant trois arguments de poids.

Les importations des Pays-Tiers sont déjà très élevées : 895 000 t en 2016 dont 500 000 t pour le Brésil. Un quart des filets de poulets consommés sont importés. Comparativement, les importations atteignent 309 000 t en viande bovine, 206 000 t en viande ovine et 19000 t en porc.

Une augmentation des quotas, qui n’a pas été divulguée, aurait forcément un impact négatif sur l’emploi des filières avicoles.

Enfin, ce serait un très mauvais message envoyé au consommateur sachant que la qualité sanitaire des importations laisse parfois à désirer. Suite au scandale de la viande avariée au Brésil, les contrôles européens des containers ont été renforcés. Dix pourcents des containers vérifiés n’étaient pas conformes et ont été refusés. Paul Lopez, président de la Fia et de l’Avec déplore que « les pays tiers ne soient pas obligés de respecter les conditions européennes à l’identique. Les récentes fraudes ont prouvé que les brésiliens ne respectaient ni les règlements ni les normes sanitaires européennes. »

 

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