Réussir Aviculture 15 octobre 2013 à 08h00 | Par Cécile Julien

Les éleveurs bretons veulent la liberté d’entreprendre

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Les entreprises bretonnes veulent retrouver de la compétitivité.
Les entreprises bretonnes veulent retrouver de la compétitivité. - © P. Le Douarin

Sur la plateforme recherche et développement, les visiteurs étaient invités à réfléchir à l’avenir de leurs filières. Les éleveurs bretons n’attendent qu’une chose : que les blocages réglementaires soient levés, afin de retrouver de la compétitivité, tant au niveau de la production que de la transformation. C’est une évidence économique et une intention politique dont la concrétisation semble encore délicate. « Les éleveurs voient plus une chape de plomb que des perspectives d’évolution », déplore André Sergent, président de la chambre d’agriculture du Finistère.
Au premier rang des récriminations, la réglementation environnementale. « On n’y coupera pas, reconnaît l’éleveur de porcs. Qu’au moins, cette réglementation soit cohérente et équitable avec celle des autres pays européens. » Pour les aviculteurs aussi, beaucoup de blocages tournent autour de cette problématique environnementale. Notamment les plans d’épandage. La filière avicole craint que, pour répondre à ses propres besoins, l’élevage laitier ne reprenne les terres d’épandage mises à disposition des aviculteurs. Ce qui reviendrait à les priver de leur droit à produire.


Combattre avec les mêmes armes


Pour intéresser les jeunes, pour permettre les projets de rénovation ou d’extension, les filières avicole et porcine exigent que les affichages des politiques en leur faveur se traduisent en actes. « Ce que veulent les éleveurs, tempête Philippe Bizien, président du Comité régional porcin de Bretagne, c’est du concret pour retrouver leur liberté d’entreprendre.
La filière bretonne porte un plan de rénovation sans argent public. On a juste besoin qu’on nous laisse travailler. » « Il y a toujours trop de leviers administratifs qui nous ankylosent, déplore Jean-Michel Choquet, président du Comité régional de l’aviculture. De l’argent public, on en a besoin pour compenser le différentiel de compétitivité. La France n’aide pas ses filières comme certains États le font, par exemple, par la fiscalité ou le coût de la main-d’œuvre. Quand tes concurrents sont dopés, tu dois faire la même chose pour finir le Tour. » Même attente pour les entreprises. « Pour que les PME continuent de produire en France, il faut qu’on arrête de nous faire des croche-pattes en ajoutant de la réglementation franco-française à celle de l’Europe », exige Jean-Luc Martin, dirigeant de Tuffigo Rapidex. Autant d’attentes qui ont trouvé bien peu de réponses.

- © P. Le Douarin

Pour en savoir plus :

 

Voir dossier de Réussir Aviculture d'octobre 2013,

RA 190, p. 10 à 23.

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