Réussir Aviculture 28 août 2015 à 08h00 | Par Armelle Puybasset

Le groupe LDC n°1 en volailles et n°2 au rayon traiteur

Avec un dernier exercice qualifié d’ « excellent » et une rentabilité de chacun de ses métiers, LDC a renforcé sa structure financière, prêt à assurer sa stratégie d’investissement et à reconquérir les marchés d’importation, via sa nouvelle filiale SBV.

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Le groupe LDC a enregistré une progression moyenne de son chiffre d’affaires de 8% par an depuis dix ans.
Le groupe LDC a enregistré une progression moyenne de son chiffre d’affaires de 8% par an depuis dix ans. - © Source : LDC - Infographie Réussir.

La seule ombre au tableau du dernier exercice de LDC aura été l’amende de l’Autorité de la Concurrence pour entente entre volaillers, tombée en mai dernier. Sanction sur laquelle le groupe veut « tourner la page ». Pour le reste, le premier volailler français affiche des résultats de rentabilité en croissance dans tous ses métiers, y compris celui du traiteur, qui a retrouvé de la profitabilité. Avec des tonnages en légère hausse (680 000 tonnes, + 1,8%) et un chiffre d’affaires stable à plus de 3 milliards d’euros sur la période de mars 2014 à février 2015, LDC a dépassé la barre symbolique des 150 millions d’euros de résultat opérationnel courant (ROC), bondissant de 25%. Son résultat net atteint 96,4 millions d’euros soit 3,2% du chiffre d’affaires contre 2,6% l’an dernier. Plusieurs facteurs justifient ces très bons résultats, à commencer par une activité supérieure aux prévisions dans son métier d’origine, le pôle Volaille France. Il représente plus des deux tiers de son chiffre d’affaires et contribue à près de 94% de son résultat opérationnel courant. Malgré un contexte de consommation française en légère baisse, les volumes de LDC ont progressé grâce à une bonne saison de Noël, aux promotions et aux innovations des produits à marques (Le Gaulois, Maître Coq, Loué). « Nous sommes reconnus pour notre capacité à innover, a souligné Denis Lambert, PDG de LDC lors de la présentation annuelle des résultats. Un tiers du chiffre d’affaires est réalisé grâce à des innovations de moins de cinq ans. » En GMS, les volumes ont progressé dans toutes les familles de produits (excepté les volailles entières) et plus vite que l’ensemble du marché. La baisse du prix des matières premières pour l’aliment des volailles a contribué à la rentabilité du pôle.

Retour à la profitabilité du rayon traiteur

Le pôle international, représenté à 98% par la Pologne, a pour sa part connu une légère baisse d’activité (- 0,8%) sans pour autant affecter sa rentabilité (progression de 30% du ROC). La gamme de produits de Drosed évolue vers des produits à plus forte valeur ajoutée (développement des produits élaborés et à marques, production de poulets jaunes).

L’activité traiteur, second pôle du groupe en chiffre d’affaires, a enfin retrouvé de la rentabilité. Les volumes ont progressé de 4,5% tandis que la pression sur les prix reste forte. Ces résultats s’expliquent par le dynamisme de la marque Marie, qui a permis de gagner des parts de marché en rayon frais. La spécialisation des sites de production (notamment pour les sandwichs) commence à porter ses fruits.

Un tiers du chiffre d'affaires de LDC est réalisé grâce à des innovations de moins de 5 ans.
Un tiers du chiffre d'affaires de LDC est réalisé grâce à des innovations de moins de 5 ans. - © LDC

Des perspectives aussi bonnes pour 2015

Malgré une consommation toujours en panne de croissance et un coût des matières premières attendu à la hausse, le groupe mise sur des performances de même niveau pour l’exercice à venir, soit environ 150 millions de ROC. Dans ce contexte, LDC s’est fixé trois priorité : réussir l’intégration des outils industriels de Glon-Avril pour reconquérir les importations, développer les relais de croissance dans le traiteur et à l’international et intensifier les efforts d’investissements au service de la consommation. Cent cinquante millions d’euros (+ 50%) vont être investis en 2015-2016, dont environ 30 dans les outils bretons et plus de 25 millions dans le pôle traiteur.

D’autre part, une campagne de communication « sans précédent » (13 millions d’euros) accompagnera les innovations en volailles (donuts de poulet, filets de poulets panés pour salade, filet de canard fumé à trancher…) comme en traiteur (plateau de dégustation Traditions d’Asie, galette au sarrasin bio sans gluten, couscous Marie…). « Investir dans les outils industriels, dans l’innovation ou la communication, c’est ce qui garantit la croissance et la progression des parts de marché », a rappelé Denis Lambert.

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