Réussir Aviculture 29 juin 2015 à 08h00 | Par Pascal Le Douarin

Le groupe Doux informe et soigne ses éleveurs

Doux distribue deux millions d’aides annuelles aux investissements et des primes pour ses éleveurs intégrés.

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Depuis son arrivée à la tête du groupe, Arnaud Marion veut mieux informer ses éleveurs (au nombre d’environ 300 sur les 500 fournisseurs) sur l’actualité de l’entreprise et de ses débouchés. « Il est important qu’ils sachent ce que devient le groupe. » Les dirigeants ont rencontré les producteurs bretons fin avril et ceux de Vendée début mai. Ils ont annoncé de bons résultats trimestriels : un chiffre d’affaires de 120 millions d'euros au premier trimestre (+ 15 % par rapport à 2014), un EBE de 7,5 millions d’euros.
Nouveauté cette année, au-delà d’un certain niveau de résultat, les éleveurs obtiennent une prime d’intéressement trimestrielle pouvant aller jusqu’à 15 euros la tonne de vif (1). « Au premier trimestre, les éleveurs obtiennent un surcroît de rémunération de 9,3 %", affirme le président du directoire. « Nos éleveurs ont touché en moyenne 187,2 euros par tonne », précise le directeur amont Pascal Le Floch. Aux huit euros d’intéressement (en moyenne 1466 euros par éleveur), avec une grille modifiée s’ajouteront onze euros par tonne de plus que le contrat précédent (160 euros/tonne).

Deux millions par an pour les poulaillers

Par ailleurs, le groupe libère un fonds annuel de 2 millions pour soutenir la construction, la rénovation ou la reprise de bâtiments dans les zones proches des abattoirs. L’objectif affiché est d’anticiper le renouvellement des générations (31 % des éleveurs bretons ont plus de 55 ans), de moderniser les outils (âge moyen de 26 ans en Bretagne et de 21 ans en Vendée) et de pousser à l’agrandissement des sites pour gagner en compétitivité (plus de 5000 m2 contre 2300 m2 à 2500 m2 en moyenne). Un quart des investissements neufs sera pris en charge, qui s’ajoutera aux aides du PCAE. L’aide sera de 20 % dans les autres cas.

Manque de surface à combler

Les besoins annuels de surface sont de l’ordre de 60 000 m2 par an. Les outils industriels sont saturés. En Vendée, l’abattoir est passé à 1,24 million par semaine (3 équipes au lieu de 2) et atteindra 1,5 million fin 2016.

Par ailleurs, des groupes de progrès ont été créés pour permettre aux éleveurs de réaliser des gains qualitatifs (qualité des carcasses et du ramassage) et des économies d’intrants. « Nous leur avons fait gagner en moyenne 7 euros par tonne sur l’énergie qui représente 30 % de la marge sur coût variable, ajoute Arnaud Marion. Aujourd’hui, notre problème, c’est de savoir comment répondre à la demande. En Arabie Saoudite, le secteur progresse de 10 % par an. Les vides sanitaires sont très courts. »

(1) 5 euros si EBE du groupe positif et jusqu’à 10 euros de plus selon la trésorerie disponible.

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