Réussir Aviculture 25 juin 2012 à 15h00 | Par P. Le Douarin

LDC continue de creuser les écarts en volaille

Misant sur l’innovation et sa politique commerciale, le groupe LDC affiche des résultats 2011-2012 plus élevés que prévu.

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Chiffres clés 2011-2012 de LDC, par pôle d'activité
Chiffres clés 2011-2012 de LDC, par pôle d'activité - © LDC

 

 


Rien de semble pouvoir arrêter le rouleau compresseur LDC. Avec un chiffre d’affaires 2011-2012 (amont compris) qui tutoie les 2,1 milliards d’euros, le pôle volaille France laisse loin derrière Gastronome, aux environs de 800 millions. Ce pôle est la colonne vertébrale du groupe. Avec 436 340 tonnes commercialisées, il représente 76 % du chiffre d’affaires du groupe (2,77 milliards).


Malgré un contexte des matières premières difficile, LDC a réussi à plus accroître ses ventes (+10,6 %) que ses volumes (+4,9 %) et il a augmenté sa marge opération- nelle (4,8 %). La volaille France a contribué à 97,8% du résultat opéra- tionnel courant global, qui s’élève à 93,4 millions au lieu des 80 millions pronostiqués par le PDG Denis Lambert en novembre 2011. Cette bonne surprise est liée à la rentabilité d’Arrivé (5 % de marge opéra- tionnelle), à une détente passagère des matières premières, à des très bonnes fêtes et à une réduction des pertes du pôle traiteur.


L’activite amont a été plombée par un secteur œuf coquille déficitaire de 4 millions. Le pôle traiteur reste déficitaire de 5,6 millions, mais remonte la pente. Dans un contexte difficile, LDC entend passer du rôle de challenger à celui de leader. Quant au pôle international, il est un peu pénalisé par l’Espagne qui retrouve le chemin de l’équilibre.Tiré par la volaille, le bénéfice net tous pôles confondus est passé de 47,8 millions à 56,4 millions. Une hausse de 18 %.


Une politique commerciale « très habile »


Comment expliquer ce bon résultat (qui n’est que de 20,8 centimes d’euros de ROC par kilo de produit fini...) qui dénote dans un métier de l’abattage-transformation réputé « être un métier de pauvre » ? « En vendant nos produits cher, répond Denis Lambert, pas en compressant les prix d’achats de nos volailles. » La raison principale réside dans une politique commerciale « très habile », un subtil dosage des gammes, des promotions et des tarifs du fonds de rayon.


Le groupe met la pression sur la revalorisation des tarifs ou sur les promotions, de manière à dynamiser la consommation sans casser les prix de vente, et inversement. « Ce qu’attend la GMS, c’est que nous lui offrions beaucoup de valeur à travers nos produits innovants. » S’ajoute la capacité des équipes décentralisées à gérer les outils et les matières premières, ainsi qu’à innover.


Le potentiel de croissance est en Europe


« Les bases de LDC restent solides », assure André Delion, le directeur financier. Les capitaux propres représentent 614 millions d’euros sur les 1 307 millions du bilan. La capacité d’auto- financement passe à 137 millions (+10 millions). Le groupe en profite pour investir massivement (102 millions budgétés), à la recherche de gains de productivité et d’innovation.


LDC affiche aussi la volonté d’une croissance en Europe par rachats, en se basant sur l’expérience polonaise réussie. « Demain le potentiel de croissance sera forcément orienté vers l’international », affirme Le PDG. Les pays ciblés remplissent plusieurs conditions : opérateur racheté leader ou à poten- tiel, marché atomisé, population importante, GMS présente, production locale structurée. Pour l’année 2012-2013, le challenge de LDC sera encore de trouver le compromis entre une nécessaire revalorisation tarifaire et le main- tien d’une dynamique de consommation. D’où la prudence affichée.

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