Réussir Aviculture 04 août 2017 à 08h00 | Par Pascal Le Douarin

La filière œuf soutenue par les consommateurs

Engagée dans la mutation des élevages vers l’œuf alternatif, la filière française cherche à négocier un accompagnement financier avec les distributeurs.

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La filière œufs demande aux enseignes de distribution  d’assurer une part du soutien financier nécessaire à l'évolution vers le mode alternatif.
La filière œufs demande aux enseignes de distribution d’assurer une part du soutien financier nécessaire à l'évolution vers le mode alternatif. - © Jean-Charles Gutner

Présenté en octobre 2016 par l’interprofession de l’œuf (CNPO), le contrat sociétal d’avenir (CSA) vise à loger d’ici 2022 une poule sur deux en mode alternatif (codes 0, 1 ou 2), tout en accompagnant à effectif constant la transition des élevages de code 3 excédentaires. Soit au moins dix millions de places à reloger pour un coût estimé à 500 millions d’euros. Mais les annonces d’arrêt du code 3 s’accélèrent (Flunch à la mi-mai), sans tenir compte des contraintes pour leurs fournisseurs. Tous les éleveurs concernés ne pourront le faire aussi rapidement que demandé, d’autant que les banques sont réticentes à financer ces transformations, au vu des niveaux élevés d’endettement. Pour Philippe Juven, président du CNPO, « on a besoin d’être accompagné, d’avoir un coup de pouce ».

Faire contribuer la distribution pour 20 %

Ne souhaitant pas faire appel à des aides de l’État, le secteur se tourne vers les enseignes de distribution en leur demandant « d’aller jusqu’au bout de leur logique de réponse aux attentes des clients » et « d’assumer leur part de responsabilité dans cette évolution ». La filière souhaiterait leur soutien à hauteur de 100 millions d’euros. Pour mieux les convaincre, elle a fait réaliser une enquête consommateurs au mois de mars. 94 % approuvent son initiative de CSA et 79 % estiment que la GMS doit laisser un délai d’adaptation et apporter un soutien financier. De plus 87 % seraient prêts à donner dix centimes de plus par boîte de six œufs et 74 % à payer plus cher pour des œufs alternatifs. En plus de ces négociations, la filière avance sur la charte « pondu en France » et sur une vision partagée de l’élevage de demain en concertation avec des associations de consommateurs et de welfaristes.

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