Réussir Aviculture 09 mars 2016 à 08h00 | Par Xavier Cresp

La filière landaise veut sortir par le haut

Premier producteur de foie gras, les Landes savent que l’avenir de leur filière se jouera ces prochains mois.

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Les nouvelles règles de biosécurité font craindre une profonde mutation du système de production des palmipèdes.
Les nouvelles règles de biosécurité font craindre une profonde mutation du système de production des palmipèdes. - © P. Le Douarin

Fort de 1100 producteurs de volailles et de palmipèdes, le département des Landes a été le plus rudement touché par le virus Influenza H5, avec 28 foyers déclarés sur 72 au 22 février. Au-delà des éleveurs, c’est l’activité économique locale qui tousse. Première avec 25 % des volumes nationaux, la filière landaise contribue à l’activité d’environ 500 entreprises directement impactées.

Les engagements financiers de l’État vont permettre à l’amont de passer le cap critique des huit à dix mois à venir, mais leur mise en œuvre tarde. « Toutes les modalités ne sont pas précisées. Le dispositif doit monter en puissance, avec des accompagnements spécifiques », précise Patrick Dehaumont, directeur de la DGAL, intervenant à la session de la chambre d’agriculture des Landes du 22 février. Quant aux entreprises aval, elles s'estiment oubliées des aides annoncées et réclament des aides exceptionnelles à la trésorerie. La région Aquitaine et le département ont débloqué des fonds, respectivement, 550 000 et 650 000 euros, mais pour des accouveurs. L’impatience grandit.

Préserver la pluralité des modes d’élevage

Les nouvelles règles de biosécurité font craindre une profonde mutation du système de production des palmipèdes, surtout pour les petits producteurs. Pour Patrick Dehaumont, « il n’est pas question d’opposer filière longue et filière courte, gros et petits éleveurs, mais d’adapter le processus de biosécurisation en cours à tous les modes de production. La mise en place d’un guide des bonnes pratiques par filière est en cours de réalisation. » Les éleveurs landais comprennent qu’ils ont évité le pire. Dominique Graciet, le président de la chambre d’agriculture a insisté sur l’obligation de réussite. « Le retour de l’influenza serait fatal. La solidarité doit jouer. Les détenteurs de basses-cours doivent aussi se soumettre aux recommandations. » Ce sera peut-être l’occasion d’échanges en vue d’une cohabitation harmonieuse entre ces deux manières d’élever.

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Bruno (64) | 01 décembre 2016 à 18:58:18

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