Réussir Aviculture 06 août 2013 à 11h56 | Par Propos recueillis par Pascal Le Douarin

« L’Itavi bâtit son prochain programme avec les filières » assure Anne Richard

Tout comme les filières qu’il accompagne, l’Itavi est en phase de mutation, avec l’arrivée d’une nouvelle directrice en janvier et la préparation d’un plan stratégique pour la période 2014-2020. Interview d'Anne Richard, directrice de l’Institut technique de l’aviculture.

Abonnez-vous Réagir Imprimer
Anne Richard. « À l’avenir, il faudra être extrêmement performant 
au niveau économique sans 
occulter les attentes sociétales. Tous les travaux que nous ferons intégreront ces deux dimensions. »
Anne Richard. « À l’avenir, il faudra être extrêmement performant au niveau économique sans occulter les attentes sociétales. Tous les travaux que nous ferons intégreront ces deux dimensions. » - © Itavi

. En quelques mots, que représente l’Itavi ?


Anne Richard - « C’est un « petit » institut comparé à d’autres. Nous disposons de 35 équivalents temps plein œuvrant dans l’expertise technique, scientifique et économique, pour un budget de l’ordre de 4 millions d’euros. Nous couvrons des compétences larges et de nombreuses espèces (volailles de chair, œuf de consommation, palmipèdes gras, lapins, poissons d’eau douce…). »



. Cette « largeur de gamme » vous impose-t-elle de faire des choix, en ciblant des compétences ou des espèces ?


A. R. - « Le nombre d’espèces est important à l’Itavi, mais la diversité est aussi une richesse pour un expert sur des thèmes transversaux (économie, environnement, bien-être animal…). Comme nous n’avons pas les moyens d’avoir toutes les compétences en interne, nous renforcerons les partenariats avec d’autres structures, comme c’est le cas avec l’Inra à Tours (unité mixte technologique Bird) et l’Anses à Ploufragan (UMT Sanivol), mais aussi les chambres d’agriculture et d’autres instituts. »



. Vous avez pris la direction de l’Itavi au début de cette année. Quel est votre axe stratégique ?


A. R. - « Il est indispensable d’aborder les dossiers au niveau de la filière et non d’un seul maillon. Désormais, il nous faut raisonner en réfléchissant aux besoins des acteurs de l’amont et de l’aval et aux interférences entre acteurs. Ce qui suppose de bien connaître le fonctionnement des filières. La compétitivité est l’enjeu majeur. Mon principal objectif est que l’Institut soit utile en réalisant des études pragmatiques qui offrent des solutions aux acteurs de terrain et qui leur permettent d’anticiper les évolutions structurelles. En la matière l’Itavi a déjà démontré ses compétences sur différents dossiers ! »

. Concrètement, comment va s’appliquer cet axe stratégique ?


A. R. - « Nos activités sont en grande partie financées par des aides de l’État dans le cadre de conventions de plusieurs années, notamment le Programme national de développement agricole et rural (PNDAR). Avec des objectifs communs à tous les instituts qui sont fixés par le ministère de l’Agriculture. À chacun d’entre eux de préciser ses actions spécifiques. Le prochain PNDAR court de 2014 à 2020. Cette fois-ci, le programme pluriannuel de l’Itavi sera bâti avec la participation active des interprofessions et des associations professionnelles. Nous leur avons demandé de faire remonter tous les besoins et toutes les attentes. Parallèlement, l’ensemble des équipes de l’Itavi s’est réuni en séminaire pour définir les enjeux des dix années à venir. Afin d’affiner notre projet, nous échangeons en permanence avec les professionnels. Le programme définitif sera fixé à l’automne. »


. Vous ne craignez pas d’être obligés de travailler sur des sujets « à la mode » ?


A. R. - « Avec le PNDAR 2014-2020, le gouvernement mise beaucoup sur l’agroécologie, en argumentant sur la nécessité d’avoir des filières performantes sur les plans économiques et environnementaux. À l’avenir, il faudra être extrêmement performant au niveau économique sans occulter les attentes sociétales. Tous les travaux que nous ferons intégreront ces deux dimensions : quel est l’apport économique et est-ce sociétalement acceptable ? Un exemple concret : le bâtiment du futur, écologique et économiquement performant. C’est parfois difficile à concilier, mais c’est incontournable. »

Réagissez à cet article

Attention, vous devez être connecté en tant que
membre du site pour saisir un commentaire.

Connectez-vous Créez un compte ou

Les opinions émises par les internautes n'engagent que leurs auteurs. Réussir Aviculture se réserve le droit de suspendre ou d'interrompre la diffusion de tout commentaire dont le contenu serait susceptible de porter atteinte aux tiers ou d'enfreindre les lois et règlements en vigueur, et décline toute responsabilité quant aux opinions émises,

Question du mois

Tient-on suffisamment compte des mycotoxines dans les aliments composés?

Répondez à la question

Les ARTICLES LES PLUS...

Voir tous

À LA UNE DANS LES RÉGIONS

» voir toutes 20 unes régionales aujourd'hui