Réussir Aviculture 14 janvier 2016 à 08h00 | Par Armelle Puybasset

L'audit identifie les pratiques à risque et les facteurs de réussite

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Des sondes positionnées trop haut par rapport au poussin ou mal étalonnées font partie des erreurs souvent rencontrées.
Des sondes positionnées trop haut par rapport au poussin ou mal étalonnées font partie des erreurs souvent rencontrées. - © A. Puybasset

En volailles de chair, l'enquête et les audits de démarrage réalisés par les vétérinaires de Chêne Vert Conseil permettent d'identifier des facteurs de risque ou au contraire de réussite.

• Près de 150 audits de démarrage ont été réalisés en élevages de poulet, de dinde ou de canard de Barbarie depuis deux ans. Les non-conformités les plus fréquemment rencontrées sont :
-    des sondes mal étalonnées en particulier celle d’hygrométrie ; 
-    des sondes trop hautes par rapport aux poussins ;
-    des bâtiments insuffisamment ventilés avec des taux de CO2 élevés ;
-    un manque de papier et peu d’aliment disponible, des assiettes profondes et peu remplies ;
-    des canalisations sales (1 élevage sur deux), un manque de pipette (viser 1 pour 15 poussins) et des débits pas adaptés.

• Une enquête sur les pratiques de démarrage a été réalisée en parallèle par le groupe vétérinaire dans une soixantaine d’élevages de poulets durant le printemps 2014. Certains facteurs sont ressortis comme déterminants, à un degré plus ou moins important en fonction de leur probabilité statistique (de une à trois étoiles *) :
- l’eau potable et des canalisations propres ** ; 
- un préchauffage de 49 à 72 h *;
- des mangeoires accessibles dès 0 jour de type mangeoires polyvalentes multiâges *;
- la bonne qualité bactériologique des poussins d’un jour ***;
- une absence de mort en caisse.

Anouk Dronneau, vétérinaire de Chêne Vert Conseil
Anouk Dronneau, vétérinaire de Chêne Vert Conseil - © A. Puybasset

« L’audit, un outil d’amélioration des performances et de démédication »

Pour Anouk Dronneau, vétérinaire de Chêne Vert Conseil, « une consommation précoce améliore les capacités de digestion du poussin, avec un impact sur le gain de poids et l’indice de consommation. L’enjeu est aussi de stimuler le développement de l’immunité pour réduire la mortalité et l’usage d’antibiotiques. Il a été démontré qu’une alimentation retardée de 48 heures après l’éclosion avait un effet néfaste sur le poids de l’intestin, sur le volume des villosités intestinales et sur la sécrétion d’immunoglobulines. En pratique, le délai entre l’éclosion et l’accès à l’aliment est de 10 à 60 heures. C’est pourquoi, à l’arrivée en élevage, les poussins doivent trouver des conditions optimum qui les stimuleront à se déplacer vers les points d’alimentation et d’eau le plus rapidement possible. C’est ce que permet de vérifier l’audit de démarrage. L’éleveur pense faire au mieux. Avec la routine, l’usure des équipements, l’évolution de la génétique ou les changements de production, des dérives sont possibles et on constate parfois des écarts par rapport aux préconisations. »

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