Réussir Aviculture 31 mars 2015 à 08h00 | Par Pascal Le Douarin

L’APVF recentre sa communication vers la RHF

Confrontées aux importations, les filières volailles de chair visent prioritairement les acheteurs et prescripteurs de la restauration hors foyer (RHF) pour la communication 2015.

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Campagne de communication pour le Salon international de la restauration, de l'hôtellerie et de l'alimentation.
Campagne de communication pour le Salon international de la restauration, de l'hôtellerie et de l'alimentation. - © APVF

Après une campagne télévisuelle 2014 volontairement provocatrice qui s’adressait aux consommateurs, le bras armé des interprofessions avicoles en matière de communication change son fusil d’épaule. « Cette année, nous allons interpeller les prescripteurs et les acheteurs de la restauration hors foyer (RHF) par vagues successives, via la presse quotidienne nationale et régionale, la presse de la restauration et celle des collectivités», indique Roland Tonarelli, le président de l’Association de promotion de la volaille française (APVF). S’ajouteront la participation au salon des maires de France, ainsi que la distribution d’au moins 5000 kits restaurateurs. Ceux-ci se verront offrir des stickers, autocollants et chevalets permettant d’indiquer à leurs clients l’origine bien française de leur volaille.

À entendre le président de l’APVF, "les abatteurs ont fait leur mea culpa". Après avoir trop longtemps privilégier le marché de la grande distribution en produits frais, les grands groupes se sont réveillés. Ils ont enfin compris que les marchés de la RHF et de l’industrie de transformation étaient le Cheval de Troie de leurs concurrents brésiliens, néerlandais, belges, allemands, britanniques et maintenant polonais. Les importations ont atteint 525 000 tonnes en 2014, dont 94% de l’Union européenne (à 87 % du poulet) pour une consommation intérieure estimée à 1,656 million de tonnes (hors lapin).

Investir aussi dans les outils, les méthodes et les produits

Le taux de pénétration de l’importation est « phénoménal » indique Roland Tonarelli, avec 87 % en RHF et 68% en industrie pour le filet de poulet selon une étude de 2012 qui sera actualisée cette année. Le potentiel de récupération est donc tout aussi phénoménal, mais il réclame des efforts considérables. Selon Gilles Le Pottier, délégué de trois interprofessions (poulet, dinde, canard), l’an dernier les opérateurs français ont réussi à capter 80% des 50 000 tonnes d’augmentation de la consommation française. Pour gagner la bataille, ils doivent agir au moins à deux niveaux : être en capacité de fournir des produits adaptés (cuits ou crus, congelés, calibrés et conditionnés) bien différents de ceux demandés en GMS ; et offrir des conditions de prix en phase avec celles de leurs adversaires européens. Les écarts peuvent aller jusqu’à 15 % selon les moments, remarque le président de l’APVF. La reconquête passe aussi par des investissements en amont, élevages compris. « À condition que le carcan administratif se desserre » souligne Gilles Le Pottier. Et que les marges soient plus incitatives à l’investissement, rajouteraient les représentants des éleveurs.

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