Réussir Aviculture 07 mars 2013 à 17h07 | Par P. Le Douarin

Groupe Doux - L’abattoir de Pleucadeuc est officiellement à vendre

Le 5 mars lors d’un comité d’entreprise, Jean-Charles Doux et l’administrateur judiciaire Régis Valliot ont confirmé la cession de l’abattoir de Pleucadeuc.

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Déjà évoquée le 19 février au Tribunal de commerce de Quimper lors de la demande de poursuite de la période d’observation, la décision de vendre le site d’abattage et de découpe de dinde de Pleucadeuc s’est confirmée le 5 mars.

Le motif tient en trois mots : « creusement des pertes.» Alors que ses prévisions tablaient sur 1,2 million de pertes pour 2013, l’administrateur annonce 6,5 à 7 millions. Le groupe cherche donc un repreneur, tout en sachant qu’aucun ne s’était présenté au mois de juillet dernier.


Faute de repreneur, l’usine pourrait fermer fin mai.

 

Dindons de la farce

 

Le prochain CE, prévu le 19 mars, devrait être l’occasion de présenter le « business plan », notamment celui concernant le plan de sauvegarde de l’emploi (147 CDI). « On nous a parlé de quelques postes chez Celvia-LDC à St Jean de Brévelay (à 40 Km) et de reclassements chez Doux » indique Michel Hamonet, délégué CGT du site, très amer.

« Avec la continuité du site en septembre, nous étions optimistes, d’autant que des travaux avaient été engagés et du matériel rapatrié. Ça partait bien. En réalité nous sommes les dindons de la farce, avec l’impression d’avoir été manipulés pour que Charles Doux contrecarre le projet de Sofiprotéol. »

 

Fermeture probable fin mai

 

En attendant, le rythme d’abattage tombera début avril de 35 000 à 25 000 dindes par semaine, sans diminution des tonnages. Seuls les mâles lourds seront abattus. « Ce jeudi 7 mars, ils faisaient 19 à 20 kg », précise Michel Hamonet.

Les volumes prévus pour l’usine d’élaborés Soprat, éventuellement manquants, seront achetés sur le marché, soit en provenance d’Allemagne soit de France.

Peut-être de chez LDC ? Le groupe français rapatrie sur le Morbihan l’abattage de 20 000 dindes réalisé en Bourgogne. D’où le besoin de main d’œuvre.

« Nous sommes très inquiets pour notre avenir professionnel dans ce bassin d’emploi, lâche le délégué syndical. « En plus de 260 ex Doux Pleucadeuc licenciés en septembre, on voit arriver les salariés de Gad en redressement et ceux d’autres entreprises en difficulté. La majorité des 147 CDI de Pleucadeuc a plus de 55 ans.»

Les multiplicateurs, les salariés de Doux-Dindonneaux et les éleveurs de dinde Doux ont eux aussi du souci à se faire.

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