Réussir Aviculture 25 novembre 2014 à 08h00 | Par La rédaction

Gastronome se réorganise en profondeur

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Avec ses abattoirs et ses plates formes de distribution, le groupe est implanté dans les bassins majeurs de l'aviculture française.
Avec ses abattoirs et ses plates formes de distribution, le groupe est implanté dans les bassins majeurs de l'aviculture française. - © Gastronome

Second opérateur français derrière LDC, avec 864 millions d’euros de chiffres d’affaires en 2013, le groupe Gastronome n’arrive pas à trouver une rentabilité. Les pertes s’accumulent : 100 millions en dix ans, 53 millions sur les quatre derniers exercices et 12,5 millions en 2013. « Les investissements annuels dépassaient péniblement les 15 millions d’euros, souligne Jean-Baptiste Froville, porte-parole de Gastronome. Il fallait sortir de cette spirale vers le bas. » Arrivé en juillet, le nouveau directeur général Christian Vignaud a mis en place un plan de relance en trois volets : massification industrielle et optimisation des outils, relance commerciale et innovation, économie des coûts et réduction des charges.

 

Luche Pringé plombé par la dinde


L’effet le plus visible et immédiat de cette stratégie concerne le site de Luché-Pringé (Sarthe) qui va être fermé mi-2015, selon le projet présenté aux salariés le 7 octobre. Construit pour
la dinde, cet outil travaillait en sous-capacité chronique depuis le net recul du marché de la dinde. L’arrêt de l’abattage en 2011 (regroupé alors à Moncoutant) remplacé par les activités d’autres sites a seulement ralenti l’échéance.
Le site est pénalisé par ses surcoûts logistiques dus à son éloignement des abattoirs. Avec 165 salariés (3260 pour l’ensemble), l’outil ne tournait qu’à 45 % de ses capacités (6000 tonnes pour 15 000 tonnes de potentiel) quand les treize autres sites dépassent les 80 %(1). Les salariés concernés se verront proposer des reclassements dans les sites du groupe ou de Terrena. Il n’y aura aucun impact pour les éleveurs, conclut le porte-parole.


(1) Gastronome détient cinq abattoirs de poulet, deux de dinde, un de canard, un de volailles bio, trois sites de produits élaborés cuits et un de produits élaborés crus, auxquels s’ajoutent cinq plates-formes logistiques.

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