Réussir Aviculture 04 septembre 2014 à 08h00 | Par Xavier Cresp

Euralis Volailles s’appuie sur la diversité des labels

Présent sur sept départements et spécialisé en volailles labellisées, le groupement de producteurs cultive sa différence en toute indépendance.

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François Lacôme, président d’Euralis Volailles. 
« Nous devons conserver notre indépendance, 
qui garantit 
à nos adhérents 
la pérennité 
de leur activité. »
François Lacôme, président d’Euralis Volailles. « Nous devons conserver notre indépendance, qui garantit à nos adhérents la pérennité de leur activité. » - © P. Le Douarin

Les 240 éleveurs de volailles label d’Euralis Volailles produisent annuellement six millions de têtes en bâtiments de 400 mètres carrés ou en cabanes. Ils se situent principalement dans les Pyrénées (64 et 65), les Landes et le Gers. Ils sont moins sont nombreux à l’Est de ce secteur (Haute-Garonne, Lot-et-Garonne, Tarn). « Historiquement, à partir de productions diffuses, hétérogènes et aux méthodes différentes, nous sommes parvenus à nous organiser et à donner de la cohérence à l’ensemble », explique François Lacôme, président du groupement et éleveur dans le Gers. Pour optimiser la logistique, les abattoirs destinataires (Ronsard, FSO, LDC) diffèrent selon l’implantation des adhérents, ainsi que la production réalisée sous différents cahiers des charges label. « Nous sommes multilabels, ce qui n’exclue pas la performance et la technicité. » Autre particularité, « nous avons souhaité garantir nos fournitures d’aliment avec une volonté d’indépendance et de qualité. L’association du privé Sanders et du coopératif Euralis assure aux éleveurs une prestation performante et fiable. »


Devenir des professionnels performants


Afin d’améliorer les performances, les bâtiments neufs intègrent de nouvelles conceptions techniques. Euralis a instauré un contrat qualité allant jusqu’à 54 €/t de vif. La prime dépend d’informations fournies sur le nombre de volailles, leur poids, sur le respect du PSE. François Lacôme veut inciter ses adhérents à devenir des spécialistes et faire en sorte que « complément de revenu ne rime pas avec activité secondaire, donc moins de suivi ». Le brassage des générations fait progresser le groupe. « Nous devons améliorer la formation des adhérents. C’est à ce prix que nous récupérerons de la marge. Celle qui est perdue par la routine et des méthodes dépassées, et celle due aux manques de communication à tout niveau. »


Préserver la diversité et les spécificités du Sud-Ouest


Euralis met en avant sa polyvalence et ses capacités à s’adapter et à proposer une offre multiple. « Les nouveaux bâtiments sont adaptés aux différents cahiers des charges. Ils évitent de nous renfermer sur une seule production. C’est un atout dans les conditions actuelles du marché », précise le responsable professionnel. « La diversité de productions spécifiques au Sud-Ouest est primordiale. Nous nous gardons bien d’entrer dans une logique de concurrence entre des marques opposant les bassins de Nord et du Sud de la France. » En tablant sur une augmentation régulière des volumes de 3 % l’an, Euralis Volailles compte bien rester un acteur majeur.

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