Réussir Aviculture 10 août 2012 à 15h59 | Par P. Le Douarin

Dépôt des offres le 10 août - Cinq repreneurs pour le pôle Frais de Doux

Quatre opérateurs avicoles et deux extérieurs se sont positionnés pour reprendre partiellement les actifs Frais de Doux, avec plus de mille licenciements à la clé.

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La reprise même partielle de l'abattoir de Pleucadeuc  par Doux a condamné celle de Blancafort par une autre entreprise
La reprise même partielle de l'abattoir de Pleucadeuc par Doux a condamné celle de Blancafort par une autre entreprise - © P. Le Douarin

 

 


Cinq offres de reprise partielles ont été déposées ce vendredi matin, date limite fixée par le tribunal de commerce, a fait savoir l’administrateur judiciaire du groupe Doux auprès de l’AFP.


Il s’agit :



- du groupe LDC pour les abattoirs poulet de Sérent (56) et de Laval (53)


- du salaisonnier Ets Tallec de Bannalec (29)  pour Sérent,

 

- de Duc pour Sérent,


- du groupe Glon Sanders (filiale de Sofiprotéol) associé à Duc pour l’abattoir de poulets de Boynes (45), l’usine d’aliments de Clémont (45) et le couvoir d’Amilly (18),



- la coopérative Axereal pour l’usine de Clémont.

 

 

 

 

L’usine d’aliments de Clémont et que le couvoir d’Amilly ne font pas partie des actifs de Doux Frais, mais qu’ils constituent une ensemble industriel amont-aval cohérent. Sans abattoir Doux en région centre, ils sont voués à la fermeture. Ils emploient respectivement 15 et 18 personnes.



Une cinquième offre était annoncée pour la fin de matinée. Il s’agit vraisemblablement du groupe Doux pour une reprise partielle de l’abattoir de dindes de Pleucadeuc (56). Cette demande est normalement non recevable, à moins d’une dérogation du tribunal de commerce (1). Doux avait annoncé qu’il le reprendrait dans l’optique d’alimenter ses deux sites de produits élaborés.

 


L'administrateur examinera ces offres courant août. Le tribunal tranchera début septembre, à une date encore indéterminée.

 

Trois quarts des salariés concernés par le plan social

 

La liquidation des actifs non repris devrait être prononcée le 10 septembre.



Elle concerne :



- l’abattoir de poulets de Graincourt (59) : employant 253 salariés, il est jugé obsolète ;


- l’abattoir de dindes de Blancafort (18) : comptant 244 salariés, assez moderne et équipé pour les dindes lourdes, il aurait pu être repris si Pleucadeuc avait été fermé ;


- les plates-formes logistiques Doux Champagne et Doux le Pontet : employant 12 et 20 personnes ;


- le pôle frais administratif de La Vraie Croix avec 115 salariés.

 



Chaque repreneur a déterminé très précisément le périmètre de son offre, avec le nombre de salariés et les actifs conservés (biens et contrats). Le détail n’a pas été communiqué.


Sur les 1704 salariés du pôle frais, 644 travaillent dans des outils non repris et 1060 dans les outils repris. Selon l’administrateur judiciaire, les offres préserveraient 450 à 500 emplois (sur les 653 recensés), auxquels ajouter les 134 emplois de Doux-Pleucadeuc (sur 407). Au total, 1080 à 1120 salariés seraient concernés par le plan social. Les trois quarts de l’effectif du pôle frais. Le plan social consécutif à la liquidation constitue une créance salariale. Il sera inscrit en créance privilégiée de premier rang.



(1) "Ni les dirigeants de droit ou de fait de la personne morale en liquidation judiciaire, ni les parents ou alliés jusqu'au deuxième degré inclusivement de ces dirigeants ou du débiteur personne physique, ni les personnes ayant ou ayant eu la qualité de contrôleur au cours de la procédure ne sont admis, directement ou par personne interposée, à présenter une offre."

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