Réussir Aviculture 08 février 2016 à 08h00 | Par Véronique Bargain

Courir 1000 kilomètres pour la bonne cause

Quinze coureurs ont parcouru 1000 kilomètres pour le Téléthon du 1er au 5 décembre 2015, et récolté 41 099 euros. Une semaine riche en expériences humaines et sportives.

Abonnez-vous Réagir Imprimer
Accompagné de ses équipiers, chaque coureur a parcouru un relais de 10 km six à sept fois en moyenne.
Accompagné de ses équipiers, chaque coureur a parcouru un relais de 10 km six à sept fois en moyenne. - © V. Bargain

Relier les 1000 kilomètres séparant Corlay, dans les Côtes-d’Armor, à Combronde, dans le Puy-de-Dôme, en relais et en courant, en moins de 108 heures. Tel est le défi Maratéléthon de 15 hommes et femmes du groupe constitué à l’origine par Éric Aubry, de Tellus Nutrition Animale, et Guy Joly, de Tecnofirm. « Il y a huit ans, nous nous sommes dit qu’il serait bien d’organiser une action Téléthon au sein des entreprises du secteur de l’élevage, expliquent-ils. Nous avons imaginé de relier la Bretagne de Guy à l’Auvergne d’Éric, en courant en relais et en empruntant un itinéraire différent chaque année. » Depuis lors, des salariés d’entreprises liées à l’élevage et d’autres personnes participent chaque année au Maratéléthon. Pendant 5 jours et 5 nuits, ils courent continuellement en se relayant tous les 10 kilomètres. Comme intendance : trois voitures (une par équipe de cinq relayeurs), un camping-car et un accueil chaque jour dans des entreprises, salles des fêtes, centres sportifs ou chez des particuliers. Avant et au cours du maratéléthon, ils sollicitent les entreprises du secteur, les particuliers, les collectivités, en leur vendant des kilomètres au tarif unitaire de 40 € ou en proposant des objets Téléthon.

Cette année, l’équipe était constituée de 3 femmes et 12 hommes, dont neuf depuis l’origine, avec 2 accompagnateurs. Partis de Corlay à 5 h le 1er décembre, ils ont traversé la Bretagne jusqu’à Nantes, avant de descendre vers la côte vendéenne, le temps d’un bain de mer revigorant, de longer la côte, d’aller sur l’île de Ré et l’île d’Oléron, puis à Royan, avant de bifurquer vers Angoulême, Oradour-sur-Glane, la Creuse puis l’Auvergne où ils sont arrivés à 18h30 le 5, accueillis par une foule nombreuse. Fatigués, marqués par une épidémie de gastro-entérite, mais heureux.

De gauche à droite, Eric Aubry et Guy Joly, à l'initiative de l'équipée solidaire.
De gauche à droite, Eric Aubry et Guy Joly, à l'initiative de l'équipée solidaire. - © V. Bargain

Des kilomètres et des rencontres inoubliables

« Nous avons tous une motivation commune qui est de récolter un maximum de fonds pour le Téléthon, expliquent-ils. Pour certains, c’est aussi un défi personnel de courir 20 à 40 kilomètres par jour pendant cinq jours, même si nous nous entraînons tous dans l’année. Enfin il y a la vie de groupe et une ambiance qui en font une semaine vraiment particulière. » Chaque parcours permet de découvrir des endroits magnifiques. Le défi s’avère toutefois plus ou moins facile, selon la météo. « Sous le soleil comme cette année, c’est l’idéal, note Yannick. La neige, c’est marrant. Le pire, c’est la pluie, car on ne peut pas sécher nos vêtements. » Il y a aussi les sangliers, les chiens, les voitures quand le défi traverse une ville, le bitume qui cogne les articulations, les muscles qui durcissent, la fatigue qui s’accumule… « Les premiers jours sont assez faciles, remarque Jérôme le masseur de l’équipe, ostéopathe dans le civil. Mais le corps se fatigue jour après jour. Le plus dur est sans doute de ne pratiquement pas dormir et de continuer à courir… » À côté de cela, il y a les rencontres, les mairies qui attendent les coureurs jusque tard dans la nuit, les particuliers qui patientent au bord des routes pour leur donner un chèque… Et il y a la satisfaction de contribuer à l’avancée de la recherche sur les maladies orphelines. Cette année, l’équipe a récolté 41 099 euros, un peu plus qu’en 2014. Alors ils continueront. L’année prochaine sera la 10e édition du défi. Éric Aubry et ses coéquipiers commencent déjà à repérer l’itinéraire.

- © V. Bargain

L'équipe était constituée cette année de Eric Aubry, Eric Bastide, Jonathan Boichut, Jean-Michel Boussit (groupe Tellus), Emilie Courjan, Aurore Gourguechon (groupe Tellus), Jean-Jacques Hénaff (retraité Tecnofirm), Guy Joly (Tecnofirm), Jérôme Laurent, Dominique Le Divenac'h (groupe Michel), Philippe Lorant (Elanco), François Moulin, Benoit Mousset (Ceva), Laurent Nisslé (groupe Avril), Maggy Pipaud, Christian Poulain, Pierre Riner (Zoetis), Yannick Sol (André Volailles).

Réagissez à cet article

Attention, vous devez être connecté en tant que
membre du site pour saisir un commentaire.

Connectez-vous Créez un compte ou

Les opinions émises par les internautes n'engagent que leurs auteurs. Réussir Aviculture se réserve le droit de suspendre ou d'interrompre la diffusion de tout commentaire dont le contenu serait susceptible de porter atteinte aux tiers ou d'enfreindre les lois et règlements en vigueur, et décline toute responsabilité quant aux opinions émises,

Question du mois

Tient-on suffisamment compte des mycotoxines dans les aliments composés?

Répondez à la question

Les ARTICLES LES PLUS...

Voir tous

À LA UNE DANS LES RÉGIONS

» voir toutes 20 unes régionales aujourd'hui