Réussir Aviculture 05 janvier 2016 à 08h00 | Par Xavier Cresp

Cinquante ans d’esprit de filière chez Maïsadour

Les producteurs landais ont célébré, lors de leur assemblée générale, le cinquantenaire de la marque Saint-Sever et la naissance du premier label rouge avicole.

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Chantal Brèthes, la présidente de la section palmipèdes, se préoccupe de la valorisation des efforts importants consentis par les éleveurs.
Chantal Brèthes, la présidente de la section palmipèdes, se préoccupe de la valorisation des efforts importants consentis par les éleveurs. - © Maïsadour

La croissance se poursuit chez les producteurs landais de volailles label rouge. Avec 22 % de progression sur le dernier exercice, la nouvelle marque Saint-Sever offre des perspectives encourageantes. Le groupement continue sa prospection pour créer de nouveaux sites en cabanes Liberté et en bâtiments de 400 m2. Sur l’exercice, 12 300 m2 ont été créés avec 470 000 places supplémentaires. Avec 16 millions de volailles livrées par les 356 éleveurs, Bernard Tauzia, le président de la structure, affirme que « le travail continu de nos aînés pour forger cet outil nous permet de travailler aujourd’hui en économie circulaire et de maîtriser ensemble notre amont et notre aval. À nous de rester les meilleurs. »
Montrer son savoir-faire et ses compétences, c’est aussi la logique de Fermiers du Sud-Ouest. Pour Paul le Bars, son directeur, « dans un marché en pleine restructuration des acteurs, il faut adopter un rythme de croissance rapide, en s’appuyant sur des fondamentaux solides depuis cinquante ans, et continuer de produire de la qualité en liberté. »

Dégager de la marge dans un marché mature

Pour Chantal Brèthes, présidente des 157 producteurs de canards gras, les motifs de satisfaction n’occultent pas des « craintes légitimes. » Produire pour commercialiser sur un marché stable, c’est bien mais peut-être pas suffisant. Avec une production de 1 734 000 canards gras et 20 000 oies, les adhérents ont pu compter sur la filière Maïsadour pour s’adapter à la conjoncture. Philippe Carié, nouveau directeur de la filiale Delpeyrat, constate la stagnation des ventes dans un marché troublé par la bataille des prix, ce qui provoque des résultats en demi-teinte. En dépit du succès de la montée en gamme de Delpeyrat, du développement à l’international et du repositionnement de la marque Comtesse du Barry, « afin de minimiser les stocks, il convient de maintenir l’équation entre une production qualitative et une commercialisation correspondant au besoin du marché. »
Côté producteurs, les mises aux normes en logements collectifs (réalisées à 89 %), la démarche PalmiGconfiance bien acceptée par les producteurs, et une professionnalisation accrue, font dire à Chantal Brèthes que “le challenge a été relevé ”. Cependant, elle s’inquiète du “juste retour” sur les investissements. « Dans des élevages devenus performants et répondant à toutes les attentes, les gains deviennent serrés. Il conviendrait de définir le juste prix à la production, dans un environnement concurrentiel qui ne doit pas occulter la valorisation du travail des éleveurs. »

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