Réussir Aviculture 30 août 2012 à 17h57 | Par P. Le Douarin

Cession du Pôle Doux Frais - Le détail des six offres qui ont été déposées le 10 août

Le premier août, le tribunal de commerce de Quimper a décidé la poursuite d’activité du groupe Doux et la cession de son pôle frais. Les six offres déposées le 10 août sont détaillées ci-dessous. Le délibéré sera rendu le 5 septembre.

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Le verdict du tribunal de Commerce est attendu pour le 5 Septembre. Les six repreneurs (Axecereal, Duc, Galina-Doux, Glon Sanders, LDC, Tallec) ont jusqu'au vendredi 31 aout pour affiner leurs propositions
Le verdict du tribunal de Commerce est attendu pour le 5 Septembre. Les six repreneurs (Axecereal, Duc, Galina-Doux, Glon Sanders, LDC, Tallec) ont jusqu'au vendredi 31 aout pour affiner leurs propositions - © P. LE DOUARIN

Le tribunal de commerce de Quimper a précisé que la cession concernait les actifs de Doux Frais, ainsi que ceux d’autres sociétés du groupe travaillant pour ce pôle, c’est-à-dire :

- des actifs situés à la Vraie Croix, siège de l’activité Frais, propriétés de Soprat (activité élaboré) ;

- le fonds de commerce et l’usine d’aliment de Clémont (18), propriété de Doux aliments Bretagne et exploité par Doux aliments Sologne ;

- le couvoir de poussins d’Amilly (45), les fermes de reproducteurs et le cheptel de reproducteurs et le stock d’œufs, exploité par Doux poussins ;

- le cheptel vif de l’activité frais et les contrats d’éleveurs, propriété de Doux élevage ;

 

Six candidats ont présenté des offres qui pouvaient être améliorées jusqu’au vendredi 31 août. C’est le mercredi 5 septembre que le tribunal de commerce se prononcera sur les offres retenues.

 

 

 

 

Au 14 août. le détail des propositions était le suivant :

 

Site de Laval (53) :

 

Cet abattoir de poulet a produit 27 800 tonnes de poulet en 2011 (320 000 poulets par semaine en moyenne) et employait 263 personnes en CDI la veille de la mise en redressement judiciaire.

 

Le groupe LDC est le seul candidat repreneur pour cette unité qui serait spécialisée en poulet frais entier ou découpé destiné au marché GMS sous marque distributeurs (MDD), avec un volume ramené à 220 000 têtes/semaine. L’ensemble du personnel est repris (303 personnes) ainsi que le stock de vif et les contrats d’éleveurs.

 

Cette reprise est indivisible de celle de l’abattoir de Sérent.

 

Site de Sérent (56) :

 

Cet abattoir de poulets, notamment certifiés et label rouge, a traité 13800 tonnes en 2011 (150 000 têtes/semaine). Il emploie 177 personnes en CDI.

 

Trois repreneurs se sont positionnés :

 

Le volailler Duc : reprend 101 CDI pour un montant de 4 euros, à condition de bénéficier d’au moins 2,5 millions d’euros d’aides (Etat, Collectivités). Le 10 août, il n’avait pas précisé ni son plan de financement ni son business plan.

Le salaisonnier Tallec : il propose un prix de cession de 200 000 euros et reprend 147 CDI. Il prévoit un chiffre d’affaires de 25 millions d’euros (35 auparavant avec Doux). Il réclame le droit d’utiliser la marque Père Dodu et Choix du chef.

Le groupe LDC : le site devient un fournisseur de matière première à d’autres entités du groupe. L’activité est diminuée (125 000 à terme) avec transfert du poulet certifié à Laval. LDC ne conserve que 55 CDI.
Outre un prix de cession global de 4 millions d’euros (3 pour Laval et 1 pour Sérent), LDC prévoit des investissements importants dans les trois ans.

 

Site de Pleucadeuc (56) :

 

Cet abattoir de dinde emploie 396 personnes en CDI qui ont abattu et découpé 26 000 tonnes en 2011 (42 000 têtes/sem.)

 

Seul Galina, société du groupe Doux, s’est portée acquéreuse pour un montant non précisé. Elle conserverait 137 CDI qui fourniraient 30 000 dindons lourds et 5000 femelles, avec 70 % valorisés par Doux en produits élaborés et 30 % vendus en externe. Elle doit obtenir une dérogation pour reprendre un actif Doux.

 

Site de Blancafort (18) : pas d’offre pour cet abattoir de dinde qui emploie  183 personnes et a produit 11900 tonnes de dindes en 2011 (22 000 /sem.)

 

Site de Boynes (45) :

 

Cet abattoir de poulet emploie 157 personnes en CDI qui ont produit 14 900 tonnes en 2011 (170 000/semaine).

 

Il a été l’objet d’une offre conjointe du Holding Glon Sanders et de Duc, qui proposent aussi de racheter le couvoir d’Amilly et l’usine d’aliments de Clémont (18). Cette dernière serait 100 % propriété de Glon Sanders, et les autres outils à 50-50 avec Duc. Les repreneurs utiliseront à titre gratuit les marques Père Dodu et Choix du chef.

 

L’offre globale est de 1 020 000 euros, avec 106 CDI repris (dont 87 à Boynes).

 

L’offre de Thivat Nutrition animale (coopérative Axeréale) concerne uniquement l’usine d’aliments de Clémont (18) pour un montant de 1,3 millions d’euros.

 

Site de Graincourt : offre d’un investisseur iranien (Pooya Gharb) à finaliser, pour cet abattoir de poulet (14 300 tonnes, 185 000/sem, 245 salariés en CDI). Il proposerait 50 000 euros et conserverait tout le personnel.

 

 

Site du Pontet (84) : pas d’offre pour cette plate forme logistique

 

 

Le 14 août, les mandataires judiciaires ont signifié aux différents candidats qu’ils attendaient des améliorations sur un certain nombre de points, notamment :

 

Offre LDC : jugée sérieuse pour Laval, l’offre pour Sérent convainc moins. Il est demandé de muscler le volet Sérent (à peine un tiers de l’effectif conservé) et/ou de reconsidérer le caractère indivisible de l’offre ;

 

Offre Duc : beaucoup de points à préciser (rachat du vif, apurement du passif, pérennité du projet…) ;

 

Offre Tallec : malgré trois atouts (volet social, crédibilité financière, connaissance des marchés), l’offre pose problème au niveau du prix, de l’utilisation des marques, de l’apurement du passif, du rachat du vif.

 

Offre Glon Sanders-Duc : L’offre est jugée « surprenante et problématique » par rapport à celle du mois de juillet. L’abattoir de Blancafort n’est pas repris et celui de Boynes voit son activité réduite de moitié, tout comme l’usine de Clémont. Des améliorations notables sont attendues sur la valorisation des actifs, une proposition « acceptable » sur les marques, une valorisation »raisonnable » du cheptel vif et la reprise de Blancafort.

 

Offre Thivat Nutrition animale : améliorer le prix proposé (actif évalué à 2,1 millions) et garantir la fourniture d’aliments à Doux élevage pendant au moins 18 semaines.

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