Réussir Aviculture 27 janvier 2017 à 08h00 | Par Pascal Le Douarin

Bellavol recherche des éleveurs de canard

Dans la région Pays de la Loire en fort déficit d’éleveurs de canards de Barbarie, l’organisation de production Bellavol fait de gros efforts pour attirer les candidats.

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Sur l'élevage du Gaec Belouard "Travailler avec la locomotive LDC est pour Stéphane Landreau, directeur de Bellavol, un gage de pérennité à long terme."
Sur l'élevage du Gaec Belouard "Travailler avec la locomotive LDC est pour Stéphane Landreau, directeur de Bellavol, un gage de pérennité à long terme." - © P. Le Douarin

Depuis plusieurs années, le déficit en surfaces d’élevages de canards sur caillebotis ne cesse de se creuser, bien que le revenu dégagé soit intéressant. Deux raisons peuvent l’expliquer.
La première est environnementale et elle concerne le lisier. Les éleveurs de canards doivent disposer de terres d’épandage (41 ha épandables à 80 kg P2O5/ha et 32 ha à 140 kg N/ha pour 1000 m2 en canard mixte), alors que les éleveurs d’autres volailles peuvent composter les effluents et les exporter. Des essais de compostage paille-lisier sont d’ailleurs en cours en Vendée, menés par deux organisations de production. De plus, les nouvelles normes de biosécurité ne vont pas faciliter la gestion du lisier, car elles obligeront souvent à ajouter une seconde fosse de stockage ou à investir dans du matériel d’enfouissement (1).
La seconde raison est liée à la dynamique de la filière. Le développement du parc s’est déroulé par à-coups, en fonction des besoins des abatteurs qui ont freiné le développement voici plusieurs années. En Pays de la Loire, les trois organisations de production qui se sont positionnées sur la production du canard (Bellavol, Cavac, Val’iance) sont toutes en recherche de surfaces.

- © Infographie Réussir

Donner un signal fort et incitatif

Pour maintenir son niveau de production à 55 000 têtes par semaine, Stéphane Landreau, le directeur de Bellavol (filiale de LDC Amont), annonce avoir besoin de 6000 m2 de bâtiments neufs pendant cinq ans. « La décision a récemment été prise d’augmenter les aides économiques aux investisseurs. » Ces changements ont été annoncés le 1er décembre dernier chez Fabrice et Thierry Belouard à Trémentines (49), lors d’une porte ouverte que Bellavol organisait à l’intention de futurs éleveurs. Selon des critères techniques à fixer, cette aide est de 50 euros par mètre carré construit auxquels s’ajoute un complément de prix de 10 € par tonne pendant 10 ans.
Par ailleurs, LDC Amont travaille sur un appel d’offres aux fournisseurs pour proposer un bâtiment canard clés en main mieux équipé et moins cher, tout en répondant aux enjeux sociétaux.
Enfin, une nouvelle charte LDC de progrès devrait être présentée dans le courant de cette année. L’organisation de production Bellavol, qui produit de l’aliment pour volailles, travaille principalement sur quatre départements (Loire-Atlantique, Maine-et-Loire, Deux-Sèvres, Vendée). Elle regroupe 300 éleveurs détenant 480 000 m2 (plus 30 000 places de gavage). Elle met en place en moyenne 485 000 poulets par semaine, 62 000 dindes, 55 000 canards de chair, 15 500 canards mulards et 37 000 pintades (50 000 l’an prochain).

(1) 60 jours de stockage au minimum avant épandage ou épandage par enfouissement.

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