Réussir Aviculture 19 janvier 2018 à 08h00 | Par Armelle Puybasset

Baisse des usages d'antibiotiques de 42,8 % en cinq ans

Le premier plan Écoantibio a rempli ses objectifs, avec une baisse des usages d'antibiotiques et en particulier de ceux des molécules critiques, pour lesquelles l'antibiorésistance a par ailleurs reculé.

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La volaille est l'espèce dont la baisse d'exposition aux antibiotiques est la plus marquée.
La volaille est l'espèce dont la baisse d'exposition aux antibiotiques est la plus marquée. - © P. Le Douarin

Le plan Écoantibio visait une baisse de 25 % des usages d'antibiotiques entre 2011 et 2016. « Cet objectif est largement dépassé, avec une diminution globale de l'exposition de 36,6 % sur cinq ans », a rapporté l'Anses dans son dernier rapport de suivi des ventes de médicaments vétérinaires. La volaille est l'espèce dont la baisse d'exposition est la plus marquée (- 42,8 %), juste devant le porc (- 41,5 %), puis le lapin (- 37,6 %), les bovins (- 24,3 %) et les chats et chiens (- 19,5 %). La filière avicole a accentué les efforts sur les deux dernières années. En 2016, l'Alea, indicateur de référence pour représenter l'exposition aux antibiotiques, se situe à 0,574 en volaille, plus faible que celui du porc (0,645) et du lapin (1,98) mais plus élevé qu'en bovins (0,248).

L'exposition aux antibiotiques des volailles a diminué pour toutes les familles (et notamment les fluoroquinolones - 45,3 % depuis 2013) sauf pour les Aminoglycosides, les Lincosamides, les Sulfamides et Triméthoprime. Les recommandations récentes de baisse d'usage de la colistine ont porté leurs fruits. Entre les années 2014-2015 et 2016, l'exposition en volaille a diminué de 26,7 % et de 40,3 % toutes espèces confondues.

Concernant le suivi de l'antibiorésistance, le réseau Résapath a enregistré, cette année encore, une diminution de la résistance aux antibiotiques critiques, notamment celle des E. coli aux céphalosporines de 3e et 4e générations. En poule-poulet et dindes, elle est inférieure à 3 % (contre plus de 20 % en 2011 en poulet). "La diminution de la résistance à la tétracycline dans les filières volailles est le phénomène le plus marquant."

L'objectif du second plan Écoantibio présenté en avril 2017 sera notamment de consolider ces acquis et d'inscrire dans la durée les progrès réalisés.

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