Réussir Aviculture 01 février 2013 à 13h39 | Par P. Le Douarin

Baisse des restitutions européennes - Doux et Tilly-Sabco vont faire payer leurs éleveurs

Après la réduction de 108 euros par tonne de poulet carcasse des restitutions européennes, les deux entreprises Doux et Tilly Sabco annoncent une baisse du prix de rachat du poulet vif de 40 et 50 euros par tonne.

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La réaction des deux exportateurs finistériens a été quasi instantanée, tant les aides versées par l'Europe sont indispensables pour assurer la rentabilité de la filière export bretonne et vendéenne de poulets congelés exclusivement destinés aux Pays Tiers.

 

Chez Doux, cette baisse est fixée à 40 euros par tonne. À 50 euros pour les producteurs fournissant Tilly-Sabco. Elle sera effective dès les abattages du lundi 4 février. Dans les deux sociétés, la mesure sera pour l'instant transitoire jusqu'à fin avril. En effet, le prochain comité de gestion se tiendra au milieu de ce mois, pour statuer sur le relèvement (peu probable) des restitutions ou sur une nouvelle baisse (une suppression n'est pas écartée).

 

Les deux industriels tentent ainsi de récupérer auprès des éleveurs une grande partie du manque à gagner. À raison d'un rendement d'abattage d'environ 65 %, les 40 et 50 euros économisés sur le vif sont équivalents à 60-75 euros sur les tonnages de carcasse.

 

Cette baisse est jugée insupportable pour les éleveurs. Chez Doux, la rémunération de base est de 180 euros/tonne. Elle couvre les frais fixes, les frais d'élevage et rémunère le travail. Avec une taille d'élevage moyenne de 3000 m2 et une productivité d'environ 0,3 tonne/m2/an, le manque à gagner annuel serait de 36 000 euros (40 euros x 3000 x 0,3). Dans ces conditions, l'immense majorité des éleveurs va travailler à perte. Les éleveurs spécialisés et ceux ayant des remboursements en cours (investissements récents, rénovations) sont évidemment les plus exposés.

 

Les responsables du groupe Doux ont rencontré les deux associations d'éleveurs le mercredi 30 janvier. Après ce rendez-vous houleux en Vendée, la position de l'association Doux Chantonnay n'a pas varié. « Nous demandons à nos adhérents de ne pas signer l'avenant qui leur est proposé, précise Daniel Audigane président de l'association vendéenne, « mais nous ne donnons pas de mot d'ordre sur un refus des mises en place. C'est à chacun de faire ses choix. » En Bretagne, les éleveurs ont voté à main levée pour la poursuite des mises en place.

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